Publié par : Goéland | 1 juin 2011

Géo-politique de la présidentielle

Souvenez-vous de la polémique qui avait entouré une petite phrase d’un député UMP sur Strauss-Kahn, qui «n’est pas l’image de la France, l’image de la France rurale, l’image de la France des terroirs et des territoires, celle qu’on aime bien». Il me semblait, pauvre péquin moyen, que le probable candidat UMP n’était pas davantage issu de la France rurale, et que c’était d’ailleurs le cas de la plupart des autres prétendants. Le paysage politique a bien changé depuis, mais la question demeure : d’où viennent les principaux hommes politiques chargés de nous représenter ?

Pour en avoir une idée, voici une carte indiquant l’origine géographique des candidats probables ou déclarés à la prochaine élection présidentielle.

J’ai retenu dans la plupart des cas le lieu où ces hommes et femmes politiques sont ou ont été élus. Pour ceux qui ne sont pas élus (Villepin et Hulot), le siège de leur parti ou de leur comité de soutien m’a paru suffisamment représentatif. Et pour Mélenchon, qui met un point d’honneur à être inclassable, puisqu’il est à la fois sénateur de l’Essonne et député européen du Sud-Ouest, je l’ai basé à Massy.

Sur les 17 candidats potentiels que j’ai recensé, huit viennent donc de région parisienne (4 de droite, 4 de gauche et d’extrême-gauche), trois du département du Nord (droite, gauche et FN), les six restant (1 de droite, 1 du centre et 4 de gauche/extrême-gauche) étant bien répartis sur le territoire : Normandie, Poitou, Limousin, Béarn, Bourgogne, Lyonnais.

47% des candidats viennent donc de l’Ile-de-France, qui ne représente pourtant que 19% de la population. On retrouve bien le déséquilibre que j’avais ressenti, mais pas dans des proportions aussi fortes que je le craignais.

Et pour une fois je suis assez admiratif du parti socialiste – j’irai me confesser après – dont quatre des cinq prétendants à l’investiture sont répertoriés comme provinciaux, et d’ailleurs assez bien identifiés à leur territoire : La Corrèze d’Hollande, le Poitou-Charentes de Royal, la Saône-et-Loire de Montebourg et la ville de Lille pour Aubry.

Pour mémoire, voici ce que donne la même carte avec les 12 candidats de 2007 : cinq des douze candidats étaient alors franciliens, soit 42%.

La part de la région parisienne est donc pour l’instant en légère hausse entre 2007 et 2012, mais c’est surtout le Nord qui a gagné des candidats potentiels en cinq ans. Reste à voir si les primaires à venir confirmeront la prépondérance de Paris, ou si la province inversera la tendance…

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