Publié par : Goéland | 3 avril 2015

Tweetstory du #VendrediSaint : le Vexilla Regis

La suite de l’histoire ici !

Fortunat

Publié par : Goéland | 11 mars 2015

Laïcité agressive

Les religions ne sont pas persécutées en France.

J’aimerais être sûr que je peux écrire cette phrase, comme ça, aussi simplement. Mais je ne peux m’empêcher d’ajouter, après ces quelques mots : « Pas encore ».

Oh, bien sûr, nous ne sommes pas en Irak, en Syrie ou en Libye… Evidemment, on ne risque pas d’être emprisonné, mis à mort, exilé à cause de notre foi. Très clairement, nous n’avons pas à nous plaindre, en comparaison avec ce qu’endurent les chrétiens d’Orient.

Donc pas de persécutions, non.

Mais des obstacles, des limites de plus en plus contraignantes, qui s’ajoutent les unes aux autres, petit à petit, parce que le croyant – en particulier catholique – semble souvent être le seul ennemi sur lequel on peut se permettre de taper pour remobiliser ses troupes, quand plus rien ne va. Politiques, Journalistes et intellectuels semblent souvent prendre un malin plaisir à infliger ces petites vexations.

 

***

 

La dernière en date ? Une proposition de loi de la sénatrice radicale Françoise Laborde, écrite en réaction à l’affaire Baby-Loup. Un fait divers, une loi… Et comme toutes les lois écrites après un fait-divers, elle comporte deux parties :

  • un exposé des motifs grandiloquent, qui reprend des grands principes sur les valeurs de la République ;
  • une loi avec très peu d’articles, qui n’auraient pas permis d’éviter le fait-divers initial, donc qui ne serviront à rien, mais qui emmerderont un certain nombre de victimes collatérales.

En gros, il s’agit de s’assurer que ceux qui bossent avec de petits enfants ne vont pas tenter de leur imposer une religion. Mouais. A-t-on déjà vu un cas pareil¹ ? Si un tel cas se produisait, les parents seraient certainement capables de dire à leur assistante maternelle (ou à leur crèche) ce qui leur convient ou pas, et le cas échéant de faire garder leurs enfants ailleurs. Donc cette loi ne concerne même pas un vrai problème, mais vous allez voir, elle va quand même réussir à emmerder le monde.

 

 

L’exposé des motifs grandiloquent

L’école publique doit être un espace de neutralité et de laïcité, soustraite à l’influence des religions qui doivent se limiter à la sphère privée. Espace public par excellence, l’école publique doit être selon l’expression de Jean Zay, ministre radical de l’Éducation nationale de 1936 à 1939, « cet asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas ». Elle doit échapper aux tensions confessionnelles ou identitaires qui pourraient troubler la quiétude de la vie scolaire.

La loi du 15 mars 2004 interdit donc, à l’école publique, les signes et tenues qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse, afin d’y empêcher ce que la circulaire du 15 mai 1937 prise par Jean Zay appelait le « prosélytisme », la « propagande confessionnelle », c’est-à-dire l’ostentation de la foi.

Texte grandiloquent √

Rappel des grands principes √

Tissu de lieux communs anticléricaux, qui révèlent bien le point de vue des rédacteurs de ce texte… Et au passage, Françoise Laborde, sénatrice radicale, rappelle que Jean Zay était aussi un radical, et elle en profite pour s’envoyer des fleurs.

Nan mais sérieusement… « Les religions doivent se limiter à la sphère privée ». On se demande bien qui a décidé ça… Pas la loi de 1905 en tout cas : « La République garantit le libre exercice des cultes » (Article 1). Et pas des cultes dans la sphère privée, hein : « Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques » (article 25). Mais alors vraiment tous les cultes, même les « cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte » (article 27). Et puis même les cultes dans les écoles : « Pourront toutefois être inscrites [aux budgets de l’Etat, des collectivités] les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles… » (article 2).

Bref, un texte laïcard comme on les aime. Avec en plus une interprétation particulière de Mme Laborde, qui a la gentillesse de traduire les propos de Jean Zay, au cas où on ne comprendrait pas : « empêcher le prosélytisme et la propagande confessionnelle » devient ainsi « interdire de montrer sa foi ». Tout simplement.

 

 

Les articles qui ne servent à rien 

Bref, après avoir réaffirmé ces grands principes, la loi explique que les crèches devront être neutres si elles veulent être financées par de l’argent public, et c’est valable pour toutes les crèches, sauf celles qui sont expressément religieuses. Donc les crèches sont laïques sauf si elles ne le sont pas.

Loi qui sert à rien  √

Par contre, pour les autres crèches, qui n’ont pas d’argent public, on a un petit truc en plus :

Les personnes morales ne bénéficiant pas d’une aide financière publique peuvent apporter certaines restrictions à la liberté d’expression religieuse de leurs salariés.

Une personne morale peut restreindre la liberté de religion ? Je croyais que la République assurait la liberté de conscience, qu’elle garantissait le libre exercice des cultes

Les personnes morales de droit privé qui accueillent des mineurs […] sont soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse.

Tu m’étonnes que les mouvements de scoutisme français fassent la gueule, en attendant les autres mouvements éducatifs, sportifs²

Et puis ensuite, l’apothéose :

L’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse

Donc, une assistante maternelle, qui garde des gosses chez elle, dans sa sphère privée, ne peut pas exercer pleinement sa liberté de religion ? Elle ne peut pas avoir un crucifix/un bouddha/une statue de Zeus dans son salon ? C’est du délire ! Alors qu’elle n’a rien à voir avec l’Etat, on l’oblige à appliquer la laïcité des services de l’Etat dans sa propre maison ?

Loi qui emmerde le monde  √

Précisons encore que, par bonheur, cette proposition de loi ne parle pas des écoles catholiques, ni des associations religieuses. Les rédacteurs ne sont pas allés aussi loin.

« Pas encore… »

A force de poser des limites, petit à petit, la liberté religieuse, la liberté de conscience, la liberté d’expression même, deviennent l’exception.

« L’enfant a droit à la neutralité et à l’impartialité » ! Beau principe en théorie… Mais alors pourquoi laisser encore des organisations parler de religion à des enfants ? Pourquoi laisser des parents en parler ? Pourquoi subventionner des écoles cathos, des associations religieuses qui aident des gamins à faire leurs devoirs ou qui leur font faire du sport ? Ce genre de questions risque de surgir

 

Heureusement, le gouvernement s’est rendu compte que cette loi était écrite avec les pieds ; il a décidé de la repousser au mois de mai, alors qu’elle devait être examinée demain. Il reste donc un peu de temps pour arrêter les conneries, et comprendre que les religions ont un rôle à jouer, pour le bien de toute la société.

A condition, bien sûr, que le but de la politique soit vraiment le bien de la société, et non simplement d’infliger de petites vexations mesquines à ceux que l’on n’aime pas…

 

 

 

¹ Pour l’affaire Baby-Loup, le problème était juste un voile porté par une employée si je me souviens bien, pas du tout le fait qu’elle ait tenté de convertir des enfants.

² L’AJ Auxerre aura encore le droit de jouer dans le Stade de l’abbé Deschamps ?

 

 

Publié par : Goéland | 8 janvier 2015

Je n’étais pas Charlie…

Je n’étais pas Charlie, bien sûr.

On n’avait pas la même notion de la liberté.

Oh, je n’ai pas de problème avec la liberté de critiquer, de rire, de moquer les travers des uns et des autres. Même de moi et de ce qui m’est cher. Cette liberté, la liberté de pensée, la liberté de la presse, est profondément bonne.

Mais on peut faire de mauvais usages de cette belle liberté. Chez Charlie Hebdo, on use de la liberté de rire, de faire rire, mais aussi le liberté d’insulter ceux qui ne sont pas dans la ligne gaucho-nihilo-anarcho-athée, la liberté d’être intolérant, la liberté de détester. Charlie Hebdo ne se contente pas d’user de la liberté d’opinion, il abuse d’elle aussi, pour en faire une liberté sans bonté, sans charité, sans intelligence, sans humour aussi – oui, il n’y a pas de l’humour dans tous les dessins de Charlie Hebdo.

La liberté est une bonne chose, mais seule, elle ne signifie rien pour moi. Elle doit être ordonnée vers le bien, la charité, l’amour, la fraternité.

Mais malgré ces mauvais usages, il faut que cette liberté soit défendue. Et le fait que Charlie Hebdo ait été frappé à cause de cette liberté ne peut laisser indifférent.

Parce que même si ces journalistes étaient des adversaires, ils étaient aussi des frères. Tout comme les policiers qui ont donné leurs vies. Comme ces autres personnes à qui on l’a prise. Et je me sens proche d’eux, de leurs familles, de leurs amis qui souffrent. Et plus proche encore de ceux qui restent, seuls, désemparés, parce qu’ils n’ont pas d’espérance¹.

Alors je n’étais pas Charlie, je ne le serai pas plus demain. Je n’irai pas m’abonner à leur journal. Par contre, je veux bien être fidèle à leur esprit, en continuant à les faire chier, eux qui ne pensaient pas comme moi.

En priant pour eux.

¹ L’interview de Val est poignante. Il doit être insupportable de vivre sans espérance…

Publié par : Goéland | 17 septembre 2014

Je mets ça là…

Les différences entre les personnes et les communautés sont parfois inconfortables, mais l’Esprit Saint, qui suscite cette diversité, peut tirer de tout quelque chose de bon, et le transformer en un dynamisme évangélisateur qui agit par attraction. La diversité doit toujours être réconciliée avec l’aide de l’Esprit Saint ; lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, réaliser l’unité. En revanche, quand c’est nous qui prétendons être la diversité et que nous nous enfermons dans nos particularismes, dans nos exclusivismes, nous provoquons la division ; d’autre part, quand c’est nous qui voulons construire l’unité avec nos plans humains, nous finissons par imposer l’uniformité, l’homologation.

François
Evangelii Gaudium, 131

 

« L’Esprit peut tirer de tout quelque chose de bon », des Chrétiens de gauche comme de l’Abbé Grosjean.

Et merci aux Cahiers libres pour leurs articles apaisants…

Publié par : Goéland | 11 juin 2014

Se réjouir ou désespérer ?

Avec la fin du printemps reviennent, comme chaque année, les baptêmes d’enfants, les premières communions, les professions de foi, les confirmations. Autant de fêtes pour les garçons et filles qui vivent ces sacrements¹, de belles fêtes aussi pour les parents, frères et sœurs, grands-parents, parrains et marraines, oncles et tantes, cousins et cousines, qui prennent part à la célébration, avant d’aller prendre place à table.

Et nos églises sont combles pour ces occasions. Joie ! Plus une place assise près d’un quart d’heure avant le début de la célébration ! Mais la joie de voir la foule se presser dans l’église est – pour moi en tout cas – souvent gâchée…

Ils vont s’être mis sur leur trente-et-un. La petite Louane-Kenza aura une mini-robe de mariée, de ravissantes chaussures à talon roses, et sa maman l’aura si bien maquillée qu’elle brillera plus qu’un ostensoir. Tom-Ilyes, lui, portera fièrement un mini-costume blanc et ses plus belles Nike.

Les photographes seront de sortie. Prêts à tout pour saisir le moment suprême, celui ou leur neveu recevra le Corps du Christ dans ses mains. Et tant pis si, pour capturer cet instant unique, ils doivent enjamber les servants de messe, bousculer le chantre et monter sur l’autel.

Les cousins qu’on a traînés pour qu’ils viennent seront là aussi. Ils prendront place dans la nef, le temps de saluer en pouffant (« Eh, t’as vu, il a mis une robe ») Enzo-Nathan qui s’efforce de ne pas marcher sur son aube pendant la procession, avant de sortir discrètement de l’église au bout d’un quart d’heure (« Pfff, c’est vachement long leur truc… ») par la petite porte du fond, celle qui grince bien fort.

La petite porte du fond qui grince bien fort qui se rouvrira d’ailleurs quelques secondes plus tard, pour laisser passer les retardataires (« Je t’avais bien dit que ça commençait à 10 h, pas à 10 h 30 ! »).

Le tout au milieu des pleurs des bébés, des lectures-qu’on-ne-comprend-pas-parce-que-les-lecteurs-ne-savent-pas-lire, et du visage désespéré du prêtre qui cherche dans l’assemblée quelques têtes connues, quelques regards compatissants… Sans compter que ça va durer deux heures, et qu’on sera assis sur un prie-Dieu.

Ca fait beaucoup de raisons d’être énervé, et de lever les yeux au ciel, le dimanche d’avant, en lisant « Premières communions » dans les annonces paroissiales. Beaucoup de raisons d’essayer de se tirer pour le week-end (« Tiens, on irait pas chez tes parents la semaine prochaine ? »),  d’aller à la messe plut tôt (« Si on réveille les enfants à 6 h, je crois qu’on peut être à la messe de 8 h ! ») ou même de changer de paroisse pour l’occasion – mais généralement, ce sont aussi les premières communions dans l’autre paroisse ! Bref, beaucoup de raisons de désespérer…

Alors ?

Se réjouir d’une église pleine ? Ou désespérer d’une église pleine de gens qui n’ont rien à foutre de ce qui se passe ?

Se réjouir que l’Eglise arrive à attirer tant de monde ? Ou désespérer que les chrétiens n’arrivent pas à les intéresser à ce qui se vit vraiment dans les églises ?

Se réjouir que les sacrements soient encore des symboles qui marquent la vie les familles ? Ou désespérer parce que si personne ne prête attention au sens de ces symboles, ils sont voués à n’être que de pseudo-rites de passage, comme le bac, le service militaire la JAPD JDC ?

Se réjouir parce que les sacrements touchent le cœur de ces jeunes ? Ou désespérer parce que les fruits d’un sacrement qu’on ne reçoit que pour avoir des cadeaux sont forcément limités ?

Se réjouir d’avoir des jeunes qui grandissent dans la foi ? Ou se désespérer parce qu’en fait, ils n’auront jamais vraiment la foi ?

Ou se désespérer parce que ces enfants, habillés comme des clowns, qui n’ont rien écouté au caté, qui ne connaissent pas le début d’une prière par cœur, qui ne savent pas lire, qui font exprès de chanter faux², dont les familles sont insupportables, ces enfants, ils me donnent, dans leur faiblesse et leurs manques, un témoignage de foi que je ne suis même pas capable de voir, moi, le catho-bien-comme-il-faut, qui viens à la messe tous les dimanches, qui râle de voir mes petites habitudes perturbées, qui ne daigne même pas faire bon accueil à mes voisins qui mettent les pieds dans une église pour la première fois en dix ans³, parce que je sais qu’ils vont me saouler pendant toute la célébration ?

Se désespérer parce que, pauvre pharisien, je crois que ma foi est plus forte, plus belle, plus pure que la leur ?

Ou espérer au contraire, parce que ces gosses qui demandent le baptême, qui communient au Corps du Christ, qui proclament leur foi, sont quand même sacrément courageux ?

Espérer parce qu’ils me font prendre conscience du Bien que m’ont apporté ces sacrements, et laissent penser que ces enfants pourront aussi grandir dans la foi, grâce à eux ?

Espérer parce que l’Esprit trouve le moyen d’agir, malgré les chrétiens comme moi ?

—–

¹ Je sais, la profession de foi n’est pas un sacrement ! Mais comme en général, pour ces gosses, c’est aussi la deuxième communion, ça fait un sacrement quand même !

² En vrai, ils font exprès, hein ? C’est pas possible sinon…

³Vu la gueule que je tire pendant toute la messe, tu m’étonnes qu’ils ne viennent pas plus souvent…

 

Publié par : Goéland | 13 mai 2014

Faut-il déranger les évêques ?

Vache_charolaise_et_son_veauLes boîtes de courrier électronique des évêques de France et particulièrement la mienne sont remplies de courrier de gens qui envoient une lettre standardisée qui est sensée leur faire prendre conscience de leur devoir de défendre la vie dans les questions de société d’aujourd’hui. Ces diffuseurs courageux ont-ils vraiment foi en la parole du Christ qui promet son Esprit Saint à l’Eglise et en particulier à ses apôtres et à leurs successeurs ? […] 

Ils sont gentils tous ces conseillers qui restent derrière leur ordinateur pour diffuser des lettres toutes faites sans jamais vérifier l’information. Cela permet de ne pas se mouiller dans les débats actuels. Ils ont pris le beau nom de précurseurs. Jean Baptiste, le vrai précurseur avait plus d’allure. De quoi sont-ils les précurseurs au juste ? Du courage ? De la liberté d’expression ? Hélas non ! Je crois plutôt de la division ! Tant de personnes s’érigent en magistère autoproclamé de l’Eglise : de Golias à la « porte latine », en passant par le « salon beige » et les « baptisé-e-s ». Tous ces gens ne servent que la division ! Tentation permanente des chrétiens dont Satan se sert habilement.

Plutôt que de lire sur les réseaux sociaux des choses qui ne servent qu’à nous diviser, je vous suggère un discernement déjà proposé par Ignace de Loyola. Quand vous lisez ces pamphlets, certes, ils vous fascinent mais vous laissent le cœur plein d’amertume. Quand vous lisez l’Evangile, c’est le Christ qui vous fascine et vous restez le cœur en paix. Donc, lisez plutôt l’Evangile !

Mgr Michel Aupetit

Evêque de Nanterre

Belle réflexion de Mgr Aupetit, qui vient confirmer une impression que j’ai depuis longtemps : les râleurs professionnels de l’Eglise, qu’ils soient d’obédience tradie ou progressiste, se ressemblent étrangement. Lire la Suite…

Publié par : Goéland | 12 mars 2014

Mépris ordinaire

Ce film dérangeant mais nécessaire dénonce une réalité terrible, celle des mariages forcés, qui concerne selon le Fonds des Nations Unies pour la population quelque 14,2 millions de filles de moins de 18 ans chaque année, principalement en Afrique subsaharienne et Asie du sud. La France n’est pas épargnée: 70.000 jeunes filles seraient concernées.

Lisa Azuelos a pris le parti de mettre en scène ce fléau chez des Parisiens aisés : « Je ne suis pas là pour braquer la lumière sur une population et dire ‘Regardez ce qu’ils font à leurs femmes’. De plus, on a besoin de s’identifier pour être en empathie. C’est pourquoi j’ai choisi de tourner à Paris. Quand les gens vont voir ce film, ils vont ressentir quelque chose qu’ils ne pourraient pas ressentir si cela ne les concernait pas. C’est malheureux mais très humain. » Choc assuré.

BFM TV

Un film pour dénoncer le mariage forcé des petites filles. Très bien. Noble cause. Comme la lutte contre toutes les violences faites au femmes, aux enfants, aux homosexuels, aux SDF, aux Juifs, aux Chrétiens d’Orient, aux embryons, aux malades, aux handicapés… Lire la Suite…

Publié par : Goéland | 28 janvier 2014

O tempora…

Code civil

Je n’ai que peu de souvenirs des cours de droit que j’ai suivis en école de commerce. Non pas que c’était inintéressant – au contraire, étant d’un naturel plutôt rigoureux (selon moi), ou même psychorigide (selon ma femme), c’était une matière qui me convenait parfaitement. Mais après 10 ans sans pratiquer cette discipline, la poussière a fini par s’accumuler sur mes maigres connaissances. Pourtant, un événement récent a fait ressortir un souvenir.

Notre prof nous avait expliqué qu’il y avait deux notions primordiales dans le droit des contrats, qui ne pouvaient être clairement définies : celles de « bon père de famille » et de « bonnes mœurs« . Expressions anciennes, un peu désuètes peut-être, à une époque où le père n’est évidemment plus le chef de famille, et où les mœurs sont si variées d’une culture à l’autre qu’on serait bien en peine de se mettre d’accord sur ce qui est moralement acceptable dans notre société.

L’Assemblée vient justement de supprimer toutes les mentions de « bon père de famille » dans les textes législatifs. C’était apparemment discriminatoire envers les femmes. Si ça les amuse… Lire la Suite…

Publié par : Goéland | 14 janvier 2014

Euthanasie : le mensonge et la confiance

80717.broJe ne reviendrai pas sur les mensonges récurrents. Sur la tromperie des électeurs, sur le « Mon véritable adversaire, c’est la finance », sur le « Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire », sur sa loyauté vis à vis de sa ses femmes... Vous me direz que c’est dans l’ordre des choses, que ses prédécesseurs l’avaient déjà fait. Et que leur parole, à tous, ne vaut pas grand chose…

Mais dans ma grande naïveté (je n’ose appeler cela de l’espérance en l’homme…), j’ai toujours un espoir que ça va s’arrêter.

Alors faisons un peu de travaux pratiques sur la fin de vie.  Lire la Suite…

Publié par : Goéland | 10 janvier 2014

Laissez les petits enfants… avec leurs parents !

Un débat comme seuls les cathos savent en faire : les gosses qui pleurent à la messe. Le problème est certainement discuté tous les dimanches à la sortie de la messe, mais il prend une ampleur particulière sur Internet ces jours-ci, avec d’abord quelques articles (un de La Vie, suivant un autre de La Croix, suivant lui-même un billet de Blog de La Vie) et ensuite quelques beaux débats sur Twitter.

Vous me permettez quelques petites remarques sur ce sujet ? Juste pour vous faire part de mon expérience, avec trois enfants, trois paroisses « officielles » en cinq ans, des messes le matin, le soir, en semaine, à la ville ou en campagne, et même quelques (trop) rares essais d’adoration… Lire la Suite…

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